François Hollande élu président : la victoire du plus radical des socialistes

La fédération d’Ille-et-Vilaine du Parti Radical de Gauche se félicite du résultat de l’élection présidentielle dans le département, qui a placé très largement en tête François Hollande, candidat du rassemblement des forces de gauche.

François Hollande a proposé aux Français un discours de vérité, un programme volontaire et réaliste. Il importe maintenant de construire autour du nouveau président de la République, dès juin prochain, une nouvelle majorité plurielle qui sera, pour les cinq années à venir, la majorité présidentielle. C’est ce à quoi se préparent, dès ce soir, les Radicaux de Gauche d’Ille-et-Vilaine en se lançant dans la bataille des élections législatives.

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Le PRG salue la mémoire de Jean Taillandier

Jean Taillandier en compagnie de Maryline Daunis

Jean Taillandier en compagnie de Maryline Daunis

La fédération d’Ille-et-Vilaine du Parti Radical de Gauche (PRG) salue la mémoire de Jean Taillandier, conseiller général de Saint-Aubin-du-Cormier, décédé aujourd’hui.

Élu et réélu depuis plus de 35 ans (Conseiller général, maire…), Jean Taillandier était un militant dévoué, très attaché aux valeurs républicaines.

Jean Taillandier fût, en 1973, l’un des premiers conseillers généraux de gauche à entrer au conseil général d’Ille-et-Vilaine. Dès lors, il ne cessera jamais d’agir pour le développement de la commune de Saint-Ouen-des-Alleux et du canton de Saint-Aubin-du-Cormier. Intéressé par les débats politiques nationaux, il aura porté à deux reprises les propositions radicales de gauche lors des élections législatives sur le Pays de Fougères.

Les radicaux de gauche conserveront de Jean Taillandier l’image d’un homme convivial, toujours accessible, au service de ses concitoyens.

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François Hollande en tête : un signal fort

Parti Radical de GaucheLa fédération d’Ille-et-Vilaine du Parti Radical de Gauche se félicite de la large participation à l’élection présidentielle des électeurs et électrices du département.

François Hollande, largement en tête en Ille-et-Vilaine, en réunissant d’abord les socialistes, puis les Radicaux de Gauche, suivis des forces de progrès, a envoyé un signal fort pour le changement.

Le vote de ce soir montre que les Français se sont à leur tour rassemblés dans l’espoir de construire le 6 mai une société plus juste et respectueuse de tous, incarnée par le projet et la personnalité de François Hollande.

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Conservatoire de l’école publique : les élus PRG soutiennent les DDEN

Ouest-France a fait état, cette semaine, du refus du Conservatoire de l’école publique d’accueillir des visites de classes issues d’écoles privées, ainsi que des réactions de plusieurs élus.

Tout en trouvant curieux qu’une telle affaire, qui s’est produite en 2011, apparaisse opportunément quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, les élus PRG de Rennes et de Rennes Métropole entendent réagir à leur tour.

Pour les élus Radicaux de Gauche, les DDEN sont dans leur droit en refusant d’accueillir des classes d’écoles privées. Le Conservatoire de l’école publique est une association tenue par des bénévoles, bâtie sur des valeurs propres à l’école publique et laïque. Il est normal qu’en fonction de ses moyens, qui sont limités, les visites soient réservées en priorité aux écoles publiques.

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Meeting de François Hollande : Jean-Michel Baylet sera présent

Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet

Jean-Michel Baylet, sénateur, ancien ministre et président du Parti Radical de Gauche (PRG), sera présent mercredi 4 avril 2012, lors du meeting de François Hollande au Parc des Expositions.

Co-président du conseil politique de François Hollande, Jean-Michel Baylet participe
activement à la campagne présidentielle. Il y porte, aux côtés des nombreux militants et élus du PRG, les valeurs radicales : laïcité, Europe, justice fiscale.

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Un budget 2012 maîtrisé, et qui prépare l’avenir

Le Conseil municipal a examiné le 27 février dernier le projet de budget pour l’année 2012. A l’issue de la présentation du budget par François André, adjoint aux finances, Honoré Puil est intervenu au nom du groupe PRG. Pour le chef de file des Radicaux de Gauche, qui a placé la jeunesse au cœur de son intervention, ce budget 2012 « prépare l’avenir ».

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Je tiens en premier lieu à remercier notre collègue François André, pour la qualité de sa présentation, ainsi que les services pour leur travail en amont de cette séance, qui nous permet de disposer de documents clairs et compréhensibles, condition de l’exercice de notre fonction d’élus.

La séance budgétaire que nous avons ce soir est un moment fort de la vie municipale. C’est un moment où l’on se projette dans l’avenir, et où l’on s’extrait des logiques du quotidien qui guident notre action.

Dans moins de deux mois, la France aura rendez-vous avec elle même. Notre choix sera décisif, car il s’agit de choisir quelle France nous voulons pour 2017, dans quelle France nous voulons vivre en 2017. Mais derrière ce rendez-vous électoral, au delà des thématiques traditionnelles que nous abordons, et des petites phrases qui ponctuent la campagne, il y a aussi un enjeu important : celui de la jeunesse, de la génération qui vient, de la génération à qui nous allons transmettre un pays, avec son histoire, ses réussites et ses échecs.

Transmettre un monde meilleur à la génération qui arrive, et lui garantir, dès aujourd’hui, une place dans notre société, n’est pas qu’une ardente obligation. Je me rappelle avoir dit, ici même, lors de la première séance de notre mandature, que « la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres ». Cette phrase, qui figure dans le préambule de la constitution suisse, pourrait également s’appliquer à la façon dont la Nation regarde sa jeunesse.

Or, on peut considérer aujourd’hui que la génération des 15 – 30 ans est sacrifiée et qu’elle n’a pas bénéficié des avancées et du progrès dont les générations précédentes ont profité.

On le voit au niveau de la qualité des emplois : plus de 22 % des jeunes sont au chômage et un tiers des emplois chez les 15 – 30 ans relève de l’emploi « jetable » : CDD, intérim, emploi aidé. Du côté de la formation, un chiffre nous interpelle :19 % des jeunes quittent le système scolaire sans diplôme, ce qui explique aussi que les jeunes sont surreprésentés dans les professions non qualifiées.

Quel avenir réserve-t-on à la jeunesse ? Pour les Radicaux de Gauche, le rendez-vous du 22 avril et du 6 mai prochains sera celui d’un nouveau contrat entre générations. Nous voulons œuvrer pour une société qui donne une place à chacun. Mais ce que nous voulons mettre en place au niveau de la Nation, nous l’appliquons à Rennes depuis longtemps déjà. Rennes, une ville à vivre, une ville pour tous et une ville de tous les savoirs : ce triptyque représente les trois grands axes de la politique municipale  et le vote du budget est justement le moment de le rappeler.

En effet, un budget, ce n’est pas seulement un ensemble de chiffres ordonnancés selon les règles de la nomenclature M14, c’est aussi la traduction d’engagements, de valeurs et d’une certaine vision de la ville.

Qu’est-ce que la ville, sinon la confluence de populations, de flux, d’activités qui, en se rencontrant et en se nourrissant mutuellement, donnent naissance au phénomène urbain ?

Le « vivre ensemble » est au cœur des problématiques de la ville, et donne du sens aux actions que nous menons. C’est de la responsabilité des pouvoirs publics que de favoriser la mixité et la solidarité sociale et intergénérationnelle.

Les Radicaux de Gauche participent aux travaux de l’équipe municipale, en étant toujours fidèles aux valeurs qui motivent leur engagement citoyen : l’humanisme républicain, la laïcité, l’Europe, la solidarité et la défense des libertés.

Ces valeurs, nous les retrouvons dans le projet politique que nous mettons en œuvre, et que le budget 2012 pourra concrétiser.

Comment qualifier ce budget 2012 ? Pour nous, c’est à la fois un budget maîtrisé, et un budget qui prépare l’avenir.

Un budget maîtrisé

Le budget que nous allons voter ce soir est fidèle aux principes de gestion que nous avons depuis plusieurs mandatures, autour de plusieurs paramètres vertueux.

Un haut niveau d’investissements, d’abord, puisque pour cette année encore, nous fixons un objectif de 100 millions d’euros. À l’heure où certains à droite parlent de « règle d’or », ou de « gabegie des dépenses locales », il faut peut-être rappeler que l’essentiel de l’investissement public provient des collectivités locales ; le gouvernement s’en est d’ailleurs souvenu, lorsqu’il a élaboré le plan de relance, en 2009… Quand l’État délaisse des pans entiers du territoire (les quartiers, la France rurale) et des politiques publiques (recherche, justice, énergies renouvelables, agriculture), nous pouvons dire merci aux communes, communautés, départements et régions pour ne pas assécher l’économie locale en menant des plans d’austérité aveugles !

Ce niveau d’investissement est rendu possible grâce à une épargne nette dont nous n’avons pas à rougir (près de 23 M€), et qui est la preuve de la bonne gestion des finances de la ville, générant ainsi un équilibre entre l’évolution des dépenses de fonctionnement (dont je rappelle qu’il ne s’agit pas d’argent dépensé par les fenêtres), et celles de nos recettes.

Les Radicaux de Gauche se réjouissent ensuite que la fiscalité locale reste stable : après l’augmentation des taux que nous avions votée les années précédentes, la progression des produits fiscaux (près de 4 %)  traduit le dynamisme et l’attractivité de Rennes. Pour autant, ne perdons pas de vue que la fiscalité locale est par nature très injuste, et nous espérons que le quinquennat 2012-2017 soit celui de la justice fiscale, en réintroduisant la progressivité de l’impôt.

Enfin, la dette municipale se situe à un niveau de 206 M€, ce qui est très correct puisque la capacité de désendettement est de quatre ans. En outre, cette dette est sécurisée car, avant même que la Charte Gissler n’existe, la Ville de Rennes n’avait pas souscrit d’emprunts dits « toxiques ».

Au sujet de la dette, j’aimerais revenir là encore sur une opinion qui est trop largement répandue, même dans nos rangs, et qui consiste à croire qu’il est mauvais de s’endetter. Au contraire, le recours à l’emprunt permet de faire répartir sur plusieurs générations le cout des investissements. Bien entendu, celui-ci doit demeurer raisonnable, mais qui pourrait croire qu’il revient aux seuls contribuables rennais de 2012 de prendre en charge le financement d’équipements qui ont une longue durée d’amortissement ?

Un budget qui prépare l’avenir

Ce soir, nous allons voter un budget maîtrisé, donc. Mais aussi un budget qui prépare l’avenir.

Notre territoire est engagé dans des projets qui le préparent aux défis de demain : la ville durable (avec les projets de Via Silva et de la Courrouze), la ville attractive (avec la construction du Centre de congrès et l’amélioration de l’offre hôtelière, la construction de la Cité internationale), la ville apprenante (avec le soutien aux universités et établissements d’enseignement supérieur, et notamment l’arrivée prochaine de l’IRT B-Com), et la ville mobile (construction de la ligne B de métro, arrivée de la LGV Bretagne et développement de la zone EuroRennes, implantation de la voiture électrique).

Ces projets sont nécessaires, et lorsque j’entend par exemple qu’avec le Centre de congrès, Rennes va devenir une ville bling-bling, obsédée par son rayonnement international, je m’interroge sur l’intérêt que peuvent avoir ces détracteurs pour Rennes, dont ils aimeraient sans doute qu’elle n’évolue pas, qu’elle ne réponde pas aux enjeux du temps présent, et qu’elle ne s’adapte pas à son environnement.

Mais l’avenir de la ville, ce n’est pas seulement à Rennes Métropole qu’on le prépare. C’est aussi au niveau municipal, à travers les politiques publiques que nous mettons en œuvre, et que nous illustrons dans ce budget. Je vais en citer quelques unes.

D’abord, l’éducation. Rennes, ville éducatrice, consacre une part importante de son budget à l’école. Cette année, le soutien aux écoles publiques (environ 6,5 millions d’euros pour les écoles primaires et maternelles) sera renforcé, et permettra aux élèves de bénéficier de conditions d’études les meilleures possibles.

J’aimerais aussi, à cette occasion, évoquer l’enjeu que représente la restauration scolaire, à laquelle nous consacrons près de 10 M€ et qui permet de proposer aux enfants des repas équilibrés et abordables. C’est aussi cela, le service public !

Pour autant, mon groupe s’interroge, comme les années précédentes, sur le niveau de financement que la Ville de Rennes apporte à l’enseignement catholique. Plus de 2,5 millions d’euros, à laquelle s’ajoute une dotation liée à l’équipement informatique ainsi que la subvention aux Fourneaux Économiques : tous ces montants sont en hausse. Pour nous, à partir du moment où les familles ont fait le choix d’un autre système que l’enseignement public, laïc et gratuit, elles doivent en assumer les conséquences, et le contribuable rennais n’a pas à subventionner ou à soutenir cela, ni à garantir un modèle économique quelconque. Cela est également vrai pour la subvention à Diwann, qui va augmenter une nouvelle fois cette année !

Autre politique publique fondatrice – j’en parlais tout à l’heure : la jeunesse et l’éducation populaire. Que ce soit pour l’accès à l’autonomie et à la citoyenneté, ou pour l’accès aux loisirs, la Ville de Rennes y consacre en tout plus de 34 M€, à travers les actions qu’elle mène en régie, ou par le biais du soutien aux équipements de quartiers et structures associatives. Ce modèle, il nous paraît important de le conserver, car il est aussi la garantie qu’à Rennes, chacun a une place dans la société, toutes générations confondues.

C’est ce qu’illustre également l’importance du budget que nous accordons à la solidarité : plus de 30 M€ pour les politiques sociale et familiale, ainsi que pour nos actions en direction de la petite enfance, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou en difficulté sociale.

Enfin, la politique que nous menons en direction du secteur économique – même si elle est pour une grande partie du ressort de Rennes Métropole – se manifeste au niveau de la Ville de Rennes par un soutien et un accompagnement au commerce de proximité et à l’artisanat.

L’éducation, la jeunesse, la solidarité, le dynamisme économique. C’est-à-dire l’accueil, la transmission, et la création : notre action n’a de sens que si nous arrivons à la replacer dans un espace plus large, qu’il soit géographique ou temporel. Nous ne sommes que les locataires de notre fonction ; en tant qu’élus, nous héritons de la ville que nous ont construite nos prédécesseurs. Notre responsabilité est de préparer, à nos successeurs, une ville moderne, durable et solidaire. Ce budget 2012 en est une des conditions et nous le voterons naturellement.

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Le commerce, c’est la vie !

Le 24 janvier 2012, la Ville de Rennes recevait le monde commerçant, à l’occasion des voeux au Carré Rennais. Représentant le Maire de Rennes, Honoré Puil s’est adressé aux nombreuses personnes présentes en rappelant à quel point le commerce est un élément essentiel du « vivre ensemble » dans la ville.

Messieurs les membres du Directoire,
Messieurs les représentants des chambres consulaires,
Madame la directrice du Carré Rennais,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord d’excuser le Maire de Rennes, Daniel Delaveau, qui a été dans l’obligation de se rendre aujourd’hui même au Sénat à Paris et qui est retenu par d’autres obligations et ne peut donc pas être là ce soir. Il en est extrêmement désolé, car il apprécie ce moment important (sympathique et convivial) de la vie rennaise que sont les vœux au Carré Rennais.

Comme il a eu l’occasion de vous le dire, ici même, l’an dernier, “c’est un moment privilégié pour vous dire combien votre profession et votre association comptent pour le développement économique, l’animation et l’attractivité de notre ville. C’est une autre façon de vous rappeler toute l’importance que nous accordons au commerce à Rennes.

L’équipe municipale a toujours en effet a cœur d’intégrer le commerce, de façon transversale, dans l’ensemble de ses politiques (animation, logement, transports, aménagements), que ce soit pour préparer la ville de demain, ou répondre aux préoccupations d’aujourd’hui. J’ai coutume de dire que le commerce, c’est la vie, et la vie, c’est le commerce.

Cela est particulièrement vrai à Rennes

le centre-ville de Rennes accueille aujourd’hui plus de 1 800 commerces de détail (chiffre stable particulièrement important dans le contexte économique global qui est le nôtre) , pour un chiffre d’affaires proche du demi-milliard d’euros ce qui contribue à placer le centre-ville toujours et depuis 2006 comme le premier pôle commercial du Pays de Rennes, du département et de la région. C’est ce que confirment les études préalables à l’élaboration de notre futur document d’aménagement commercial qui ont en outre fait apparaître que l’on estimait à 16,5 millions le flux de passages annuel dans le centre-ville, preuve de son attractivité !

Cette attractivité ne tombe pas du ciel : elle est le fruit des politiques menées par notre équipe, et celles qui les ont précédées. On se rappellera effectivement de la piétonisation du centre-ville, de la première ligne de métro, de l’implantation du Centre Colombia et de La Visitation, tout autant que de la politique de mise en valeur du patrimoine. On pourra citer la volonté très ferme qui a été la notre de maintenir, en centre-ville, des équipements de forte dimension et générateurs de flux : les Champs Libres, les Gaumonts, le Liberté, et bientôt le Centre de Congrès. Il faut aussi évoquer la détermination à garder, dans le centre-ville, une mixité et un équilibre des fonctions : logement, services et commerces.

Car il ne suffit pas de dire qu’il faut maintenir un équilibre entre l’offre de centre-ville et de périphérie, ou de dire qu’il faut maintenir un commerce de proximité, il faut dire comment on le fait : on le fait lorsque la ville décide de développer des politiques structurantes en faveur du commerce ; on le fait lorsque l’on demande aux urbanistes d’intégrer la dimension commerce dans leurs projets.

Toutes ces actions constituent, chacune de son côté, un maillon de la chaîne qui dessine notre territoire.

A propos du centre-ville, je note qu’une cinquantaine de nouvelles enseignes non représentées jusqu’à lors sur l’agglomération ont ouvert, tout au long de l’année 2011, preuve du dynamisme et de l’attractivité qui le caractérise.

Mais le commerce, à Rennes et dans la métropole, ce n’est pas uniquement le centre-ville, et nous accordons, à tous les niveaux de notre action, une importance particulière au commerce de proximité, dans les quartiers.

Nous agissons en effet à deux niveaux : préparer la ville et la métropole de demain, et répondre aux préoccupations d’aujourd’hui.

Préparer la ville et la métropole de demain, c’est anticiper ce que sera la ville à vivre dans 10 ou 15 ans, et donc prendre en compte la dimension commerce dans les grands projets qui mobilisent l’agglomération : EuroRennes, la deuxième ligne de métro, la Courrouze, le centre de congrès, le réaménagement du Mail François-Mitterrand, Via Silva.

De nombreux pôles commerciaux vont connaitre une évolution dans les années à venir, évolution que nous avons, en tant que Ville et en tant que Métropole, accompagnée : le centre Alma (l’inauguration du MacDonald’s en est un premier élément), le centre Colombia (qui a commencé avec inauguration de la nouvelle FNAC et l’accueil de nouvelles enseignes), le Gast (en prévision de l’arrivée du métro), Cleuney (idem), sans oublier le Blosne ou le Mail Mitterrand (avec le lancement, en 2012, d’études de programmation commerciale).

Alors, il y a aussi la question de l’accessibilité, et de toutes les accessibilités. Comme vous le savez, nous en sommes au stade de l’enquête publique pour la réalisation d’une seconde ligne de métro. Nous ne pouvons que lui souhaiter le même succès que la première.

D’un objectif de 77 000 voyages par jour, nous en sommes à 115 000, avec un record à 190 000 le jour de la braderie. S’agissant des bus, nous en étions – avant la mise en service du métro – à 33 millions de voyages par an sur le réseau Star ; nous en sommes maintenant à 68 millions. Tout ceci participe de l’accessibilité du centre-ville. Et puis, il y a la voiture. Diminuer la place de la voiture ne veut pas dire moins de chalands en centre-ville, mais des modes de déplacements différents notamment pour les habitants de la métropole et du pays. La voiture reste et restera bien évidemment un mode de déplacement important notamment pour les clients les plus éloignés du pôle rennais. Pour cela, nous disposons de 6 000 places dans nos parkings en ouvrage et de 43 000 places de stationnement sur le domaine public, auxquelles s’ajoutent les 1724 places dans les parkings relais.

Nous avons commencé, en 2011, à poser les jalons de ce que sera notre futur document d’aménagement commercial, en écoutant l’ensemble des acteurs du commerce, au nombre desquels, bien sûr, le Carré Rennais qui est un interlocuteur essentiel des pouvoirs locaux.

La place qu’occupe le Carré Rennais dans le processus de décision témoigne de notre volonté de réguler le développement commercial dans l’agglomération, de ne pas laisser s’instaurer la loi du plus fort, bref, de faire en sorte que le développement économique puisse profiter à tous, particulièrement dans la période que nous connaissons.

Ce souci de l’équilibre s’incarne également dans la dimension sociale que nous voulons donner au développement économique, comme en témoigne la tradition du dialogue social mis en place pour la régulation des ouvertures des commerces les dimanches et jours fériés. Le Carré Rennais y a pris toute sa part.

L’ouverture de deux jours fériés a été globalement bien respectée en 2011, ce qui a permis l’ouverture exceptionnelle des commerces le dimanche 18 décembre.

La régulation de l’ouverture dominicale des supermarchés, quant à elle, nous laisse encore beaucoup de pain sur la planche. L’an dernier, le maire de Rennes se félicitait ici même de la signature de l’accord social limitant les ouvertures dominicales dans les supermarchés. Un an après sa signature, je regrette que le préfet ait refusé de l’étendre par le biais d’un arrêté préfectoral.

Je m’en suis personnellement entretenu avec Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat au commerce, à l’occasion de sa visite à Rennes en juillet dernier, mais je constate avec amertume que le gouvernement reste sourd au consensus que nous avons réussi à construire, sur notre territoire, au bénéfice de l’intérêt général.

Répondre aux préoccupations d’aujourd’hui et du moment est notre deuxième niveau d’action, avec ce que la Ville de Rennes entreprend pour le commerce de proximité et le dynamisme de la vie commerciale, en centre-ville et dans les quartiers.

La collaboration et le dialogue constant entre le Carré Rennais et la Ville de Rennes (élus et services) sont un des ingrédients essentiel de notre réussite commune. Le Carré Rennais jour un rôle d’interface, de représentation, mais aussi de conseil et d’expertise.

En 2011, vous avez organisé pour la deuxième fois la Braderie, ponctuée par son concert gratuit. Ce grand événement populaire (la deuxième braderie de France, après celle de Lille) illustre le dynamisme de la vie commerciale à Rennes. Si cela existe, c’est bien grâce au lien qui existe entre la Ville et votre fédération, lien qui se traduit aussi dans notre collaboration sur le terrain, autour de questions comme le fleurissement et les illuminations, l’implantation de terrasses ou encore sur la requalification du centre ancien avec l’accompagnement des commerces victimes de situations de péril.

J’ai proposé en 2011 au maire de Rennes la mise en place du Comité du Commerce de la Ville de Rennes (CCVR), qui est une instance de dialogue, d’échange et de concertation autour des questions qui intéressent, ou qui ont un impact, sur l’activité commerciale à Rennes. Le Carré Rennais en fait naturellement partie, aux côtés de la Chambre de commerce et d’industrie, et de la Chambre des métiers et de l’artisanat. Ce comité se réunira deux fois par an pour travailler sur la dimension commerce des projets en cours.

Cette collaboration existe parce que nous nous faisons confiance ; mais aussi parce que le Carré Rennais constitue une structure, unique en France, qui rassemble un très grand nombre de commerçants, à la fois du centre-ville et des quartiers.

Cela en fait une des conditions essentielles à des animations commerciales de qualité.

Pour autant, les vœux que le Conseil municipal adresse au Carré Rennais sont aussi l’occasion de souligner le rôle important que joue le commerce non sédentaire dans l’attractivité commerciale de Rennes. On pourrait citer le marché des Lices, qui est à lui seul un symbole de Rennes, mais il y a aussi les marchés de plein air dans les quartiers et au delà, dans les communes de la métropole, qui contribuent à assurer un service de première nécessité et une animation des centres.

Enfin, permettez-moi aussi de mentionner l’activité touristique qui participe au développement économique en général, du commerce et de l’artisanat en particulier sur notre territoire. Une étude récente démontre que le tourisme concerne l’activité et l’emploi d’environ 9 000 salariés sur le Pays de Rennes. C’est donc à raison que Rennes Métropole consacre près de 2 millions d’euros au tourisme, pour faire connaître et rayonner la destination ; non sans succès puisque – et c’est un chiffre qui n’est pas assez connu – nous enregistrons par exemple plus de 310 000 visiteurs à l’Office de Tourisme de Rennes en 2011 quand une très grande ville voisine d’une région voisine en compte 100 000 de moins !

J’y vois le résultat d’une politique décidée en 2001 et qu’il importe d’amplifier ; c’est pourquoi en 2012 nous serons amenés à revisiter notre stratégie de développement touristique notamment pour tenir compte et préparer – dès à présent – l’arrivée en 2016 du Centre des Congrès.

La période des vœux est traditionnellement celle où l’on se souhaite santé et prospérité. Tels sont en tous cas les vœux que j’adresse au Carré Rennais et à l’ensemble des entreprises qui en font partie.

Dans le contexte économique international que nous connaissons, je souhaite que nous maintenions, ensemble, le niveau de développement de notre ville. Je sais que la conjoncture n’est pas facile (chute de la consommation, hausse de la TVA, confiance en berne).

Toutefois, comme l’a exprimé le maire de Rennes, Daniel Delaveau, lors de ses vœux aux acteurs du monde économique, associatif, universitaire et combattant le 5 janvier dernier, nous souhaitons placer 2012 sous le signe de l’espoir et de l’innovation.

Car notre territoire regorge en effet de ressources et d’atouts (à commencer par sa démographie), que nous devons exploiter ; le pessimisme ne doit pas nous envahir.

Le commerce, partout dans le monde développé, est à un tournant. Les phénomènes de standardisation sont à l’œuvre, le e-commerce ouvre des perspectives mais est aussi une menace dans la mesure où il n’oblige pas le client à se déplacer.

Dans ce contexte, les centres-villes devront offrir une qualité de service importante, un environnement urbain et patrimonial de qualité, des animations importantes et signifiantes faute de quoi le consommateur ne trouvera pas d’intérêt à y venir. C’est ce à quoi nous devons tous travailler.

Je vous adresse donc une nouvelle fois, au nom de la Ville de Rennes, mes vœux les plus cordiaux pour la nouvelle année 2012 !

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