Venue de Dieudonné à Rennes : les élus PRG s’interrogent

Dieudonné en conférence-spectacle

Dieudonné en conférence-spectacle

Le pseudo-humoriste Dieudonné envisage de venir à Rennes le jeudi 2 avril, pour y produire son spectacle intitulé « Liberté d’expression », recueil de propos haineux et nauséabonds.

Les Radicaux de Gauche s’interrogent sur sa venue dans notre Ville.

Dieudonné, candidat aux élections européennes sous l’étiquette « antisioniste », confond la liberté d’expression avec l’injure, la haine raciale, l’antisémitisme et la diffusion de thèses négationnistes.

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Sondage IFOP – Ouest-France : réaction du PRG

Enfin entendus !

Le Groupe des élus des Radicaux de la ville de Rennes ainsi que la fédération départementale du PRG se réjouissent des résultats du sondage IFOP Ouest-France sur la réunification des régions.

 Il démontre, comme nous le défendons depuis plusieurs années, que la réunification de la Bretagne n’est pas une priorité pour les habitants des deux régions concernées. Ce sondage indépendant, actuel et qui intervient alors que le débat public s’engage est rassurant et met enfin en lumière l’avis de la majorité silencieuse.

Les Radicaux de Gauche ont vu juste en dépit de la confiscation du débat par quelques organisations militantes au nom de l’histoire. Le dynamisme  d’un territoire dépend d’abord et avant tout de ses habitants et de ses forces vives et non de ses  frontières administratives.

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Vote du budget : intervention d’Honoré Puil

Intervention d’Honoré Puil, au nom du groupe Radical de Gauche, lors de la séance budgétaire du Conseil municipal, le 7 mars 2009.

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Permettez-moi, tout d’abord, de remercier notre collègue François André pour la présentation qu’il vient de nous faire : claire, détaillée et passionnée. Mes remerciements, et ceux des élus du groupe Radical de Gauche, vont aussi aux services de la Ville, dont nous connaissons et reconnaissons l’expertise et le savoir faire.

Quatre mots permettent de qualifier ce budget 2009 que nous examinons aujourd’hui : difficile, courageux, sincère  et  fidèle.

Un budget difficile, d’abord.

Le contexte économique actuel est morose, de nombreux indicateurs nous le montrent, et en cela, Rennes et son agglomération ne sont pas épargnées. Ce contexte impacte fortement le budget de la Ville en amputant nos recettes, et en provoquant parallèlement une hausse de certaines dépenses.

A cet effet ciseau, s’ajoute malheureusement une insolence de l’Etat envers les collectivités locales. Dresser la liste exhaustive de tous les « mauvais coups » serait fastidieux, mais reconnaissons que la loi des séries ne nous gâte pas : transferts de charges non compensés, diminution des dotations, ou encore annonce de la suppression de la taxe professionnelle.

Et puis dernièrement, il semble bien qu’un anathème ait été lancée par l’Elysée contre les collectivités locales, tant la volonté est manifeste de détricoter le maillage de nos territoires, en y ratiboisant tous les services publics, et en décrétant que les élus locaux sont des nuisibles dont il convient de diminuer le nombre.

Trop d’élus, trop d’échelons : voilà ce qu’a décrété la droite à Paris. On aurait peut-être pu ajouter « trop de démocratie » et « trop de solidarité », tellement on a l’impression que l’objectif est de rendre les choix politiques encore plus complexes. Quant à la création des Métropoles, l’idée est intéressante, mais sans réflexion sur la péréquation des ressources, elle aboutirait à instaurer un rideau de fer fiscal entre des territoires urbains dynamiques captant toutes ces ressources, et des zones rurales toujours plus désertes. Le rapport Balladur, c’est champagne pour les riches, et ceinture pour les autres !

La question des échelons territoriaux ne peut pas non plus être abordée uniquement sous cet angle, avec quelques personnes bien choisies par le pouvoir, qui décident de « faire du mal aux régions, aux départements et aux villes, mais pour leur bien ». De même, le redécoupage des régions – en premier lieu la Bretagne – ne changerait pas grand-chose en termes de simplification et de lisibilité, mais il servira par contre à flatter l’égo et à alimenter les fantasmes de quelques uns dont on connaît les intérêts et les objectifs.

En somme, avec le gouvernement, c’est comme le disait Michel Audiard : « Fais-moi confiance, je te laisserai de quoi mourir…« 

Finalement, toutes ces discussions sur la taille et le nombre des régions ne sont qu’un contre-feu allumé dans le but de faire oublier la façon dont l’Etat traite et maltraite les collectivités locales, les obligeant à un contorsionnisme budgétaire. Comprenons donc que bâtir un budget sur de tels sables mouvants relève de la gageüre !

Un budget difficile, donc, mais aussi un budget courageux, parce qu’éminemment politique. En ces temps troublés, l’action des pouvoirs locaux est plus que jamais nécessaire pour lutter contre les effets néfastes de la crise. Avec ce budget 2009, la Ville de Rennes prend des risques et fait des choix.

Non seulement l’investissement est maintenu, mais il est porté à un niveau très largement supérieur à 2008, avec une prévision de mandatements de l’ordre de 90 M€. Grâce à la déclinaison locale du plan de relance, certains investissements sont avancés ou accélérés, ce qui nous permet de prendre d’importants problèmes à bras le corps : je pense aux économies d’énergie, et la réhabilitation du centre ancien.

Tout cela viendra conforter l’économie locale et soutenir l’activité, et donc, consolider nos emplois.

Il n’est pas inutile de le rappeler. Vous connaissez le souci que portent les Radicaux de Gauche aux entreprises (de l’industrie, du commerce, de l’artisanat, des professions libérales), qu’ils ont placées au cœur de leur réflexion économique et sociale. Nous les voyons comme des « citoyennes » à part entière, car elles structurent notre tissu social et notre territoire. Elles doivent faire l’objet d’une attention particulière, ce qui exclut qu’elles soient dénigrées et confinées dans un espace manichéen, où l’on assimile l’entreprenariat au patronat le plus fou, et où l’on décrète que le salarié est forcément en conflit avec le patron.

Nous considérons que les entreprises sont une des clés du progrès social et donc, notre réponse à la crise actuelle doit consister à remplir leurs carnets de commandes. Les études récentes réalisées par l’Audiar démontrent très clairement quel a été par exemple l’impact d’un chantier comme celui des Champs Libres sur l’emploi.

S’agissant des recettes, notre conseil aura à décider d’une augmentation modérée de sa fiscalité. Contrairement à ce que peut dire la droite quand elle entend le mot « impôts », celui-ci – utilisé justement – a des vertus redistributrices, et dans les périodes difficiles, tous les leviers peuvent et doivent être actionnés pour pouvoir traverser l’orage…

Le président de la République avait juré, pendant sa campagne électorale, qu’il fallait mettre fin à l’augmentation des prélèvements obligatoires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Monsieur Sarkozy et ses amis avaient à cette époque une vision assez originale et orientée de l’impôt, limite libertarienne : l’impôt n’était qu’une spoliation, un racket de l’Etat sur les citoyens, une confiscation contraire à l’ordre naturel des choses…

Alors, comment ne pas être frappé par la duplicité de la droite locale, qui critique à Rennes le recours à la fiscalité, alors qu’en deux ans, le gouvernement qu’elle soutient et dans lequel elle compte de nombreux amis a créé pas moins de quinze taxes nouvelles, dont certaines, profondément injustes, frappent durement tous nos concitoyens, quel que soit leur revenu : taxe pour le RSA (qui frappe les classes moyennes, laissant les plus riches à l’abri du bouclier fiscal), taxe sur les assurances et les mutuelles, taxe sur l’intéressement et la participation, taxe sur les ordinateurs, taxe sur le poisson, taxe sur les huiles moteurs, malus auto, taxe sur le téléphone et sur internet, ou encore les franchises médicales. Et cette liste n’est pas exhaustive !

Oui, vous avez bien entendu, 15 nouvelles taxes ! Tout cela pour financer le bouclier fiscal destiné à chouchouter les plus riches, et à les mettre à l’abri de la solidarité nationale.

Alors, je m’adresse là à nos collègues de l’opposition : épargnez-nous vos leçons de morale sur la fiscalité ! Ce sont bien vos amis de l’UMP et du Nouveau Centre qui votent au Parlement ces nouveaux impôts, qui touchent directement nos concitoyens les plus modestes, ainsi que les classes moyennes. Ces dernières ne sont exemptées de rien, doivent faire face à de nombreuses dépenses, et sont peut-être plus que d’autres durement affectées par la crise économique.

Chers collègues de l’opposition, vous soutenez un gouvernement qui creuse les déficits comme jamais. Selon le Ministère du Budget, le taux d’endettement devrait atteindre 74% du PIB cette année, c’est-à-dire bien au-delà des critères de convergence fixés par l’Union Européenne, au point d’exposer notre pays à une procédure pour déficit excessif. Et il s’approcherait de 80% en 2010 !!! Ces chiffres sont effrayants, quand on sait qu’en 1992, ce même taux était de 40%…

Pour continuer sur le caractère courageux de notre budget, nous notons qu’un effort important est fait pour contenir les dépenses de fonctionnement, effort qui concerne en premier lieu les dépenses à caractère général, alors même que le prix de certaines matières premières reste élevé ou a tendance à augmenter. Nous l’avions demandé, et nous nous en félicitons.

Pour autant, nous nous interrogeons toujours sur l’augmentation des subventions accordées à l’enseignement privé alors que des besoins importants existent dans le secteur public qui devrait être notre seul et unique priorité !

Troisième adjectif que j’ai utilisé pour décrire ce budget : sincère. Le document que nous allons voter tout à l’heure n’est pas en décalage par rapport à la réalité, et laisse apparaître – malgré la tourmente – une situation financière stable et saine.

Rennes a de bons ratios par rapport aux villes de la même strate. La capacité d’autofinancement est en hausse cette année à près de 34 M€, contre 31,6 l’année passée, quant au ratio de désendettement, il sera de 5 ans, ce qui est quand même très en deçà des chiffres que l’on connaît ailleurs dans l’agglomération rennaise. Notre niveau d’endettement, enfin, est parfaitement maîtrisé, ce qui contribue à l’effort en matière d’investissements.

Enfin, s’il est un quatrième adjectif à accoler à ce budget, c’est celui de fidèle, et j’y tiens !

Avec ce budget ambitieux, malgré le contexte difficile, nous serons en mesure de respecter nos engagements pris devant les Rennais en mars 2008. Au-delà, pour ce qui est des Radicaux de Gauche, ce budget sera fidèle aux valeurs qui fondent notre engagement dans la Cité et aux convictions que nous défendons.

Le philosophe Alain écrivait : « Ce n’est pas grand-chose d’avoir des idées, le tout est de les appliquer, c’est-à-dire de penser par elles les dernières différences. » C’est ce que nous faisons, avec ce budget 2009.

La Ville de Rennes agira en 2009 pour plus de solidarité, avec un renforcement des équipements de proximité et de quartier, et dans les écoles. L’objectif est de favoriser l’égal accès de tous à la culture et à la connaissance, et donc de produire les « sucres lents » de notre territoire.

Solidarité aussi, avec un accompagnement constant des associations, qu’il serait irresponsable de mettre en danger. Nous leur consacrerons ainsi près de 33 M€, sous forme de subventions. Cela traduit en outre notre engagement en faveur de l’économie sociale et solidaire, chère à notre groupe.

Notons également que le dispositif du RSA entrera en vigueur cette année à Rennes. Nous espérons qu’il parvienne à rendre leur dignité à ceux de nos concitoyens qui sont piétinés par une situation économique et sociale difficile.

Cette année encore, la Ville de Rennes poursuivra son engagement en faveur de la citoyenneté européenne, avec un soutien constant des associations de jumelage et de la Maison Internationale de Rennes. Pour ce qui est de la solidarité internationale, notre effort s’amplifie avec des crédits supplémentaires, en augmentation de 10%. Il ne faut pas y voir que des chiffres, mais surtout la traduction d’une volonté forte en faveur de l’idéal européen. Dans une société où règnent de plus en plus l’égoïsme et le chacun pour soi, les pouvoirs locaux doivent agir à leur niveau pour promouvoir le vivre ensemble, la diversité et l’altérité. C’est cela aussi, « vivre en intelligence ».

Nous voyons en outre dans ce budget de nombreuses mesures conformes aux idées émises par les Radicaux pendant la campagne électorale de 2008 : la médiation sociale dans le centre-ville, l’objectif de rénovation du centre ancien, la promotion de nouvelles normes d’économies d’énergie dans les bâtiments, ou encore la qualité urbaine.

Par ailleurs, sans lister toutes les dépenses – tant en fonctionnement qu’en investissement – prévues dans ce budget, je note que les 100 000 euros prévus pour la rénovation et l’extension de la MCE honorent une promesse qui nous est chère, dans le groupe PRG.

Monsieur le Maire, chers collègues, ce budget ambitieux, conforme à nos préoccupations humanistes, laïques et républicaines, est à la hauteur d’une situation inédite. Mais ne croyons pas que notre tâche s’arrête là. Des ajustements sont certainement à prévoir tout au long de l’année, pour adapter notre budget à une réalité de plus en plus mouvante. Ce budget fixe des caps, mais nous ne devons pas nous interdire d’agir avec davantage de plasticité et de pragmatisme car comme l’écrivait Keynes «  Ce qui arrive en fin de compte, ce n’est pas l’inévitable mais l’imprévisible »

C’est pour toutes ces raisons que les élus du groupe Radical de Gauche voteront ce budget 2009.

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Mariage des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne : et le modèle coopératif ?

Les élus rennais du PRG entendent réagir à l’annonce du mariage forcé entre les Caisses d’épargne et les Banques Populaires. Cette entreprise, pilotée par l’Elysée, fait peu de cas des sociétaires des deux groupes bancaires. La France a la chance d’avoir, au sein de son système bancaire, plusieurs grands réseaux mutualistes, restés fidèles aux valeurs de l’économie sociale et solidaire. Le modèle coopératif permet aux sociétaires d’être acteurs de leur banque, or, l’action autoritaire et discrétionnaire du Président de la République nie le caractère spécifique des Caisses d’épargne et des Banques populaires.

Défenseurs acharnés de l’économie sociale et solidaire, les Radicaux de Gauche estiment que ce modèle recèle des ressources inestimables face au capitalisme financier le plus cynique, spécialement dans la période actuelle. Ils condamnent donc le kidnapping bancaire dont le Président Sarkozy vient de se rendre coupable.

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L’eau, c’est la vie

Michel Crépeau, l’ancien maire Radical de Gauche de La Rochelle, n’a pas seulement été le premier à mettre en place des vélos en libre service, en 1977. Il avait aussi coutume de dire : « Il y a deux choses qu’il ne faut pas déléguer au privé, c’est la vie et la mort, c’est-à-dire la gestion de l’eau, et les pompes funèbres ». Il résumait là un principe qui guide l’action des Radicaux de Gauche à l’échelle municipale depuis de nombreuses années, spécialement à Rennes.

Nos positions dans ces domaines sont constantes, en effet : nous avons toujours défendu la municipalisation de l’eau et l’option d’une gestion en régie, plutôt qu’une délégation de service public et un contrat d’affermage avec Véolia.

Comme nous le rappelions en 2004, lors du choix de Véolia comme délégataire, « l’eau n’est pas n’importe quel type de bien. C’est un bien indispensable à tous, pour lequel, depuis des siècles, on se bat à travers le monde, dont la qualité ici, par exemple en Bretagne, conditionne notre développement économique. Et, lorsqu’il s’agit d’un bien aussi vital, la maîtrise publique doit être totale et, seule la régie peut nous le garantir complètement et en toute sécurité« . Approvisionnement, distribution et  assainissement exigent des politiques publiques fortes, fondées sur les principes du développement durable et de l’égal accès de tous à la ressource en eau.

Nous pensons en outre que l’usager du service public de l’eau n’a pas à pourvoir aux bénéfices d’une entreprise multinationale (dans le cas de Véolia, on constate une augmentation de + 22,5% du résultat net en 2007), ni à alimenter les dividendes de ses actionnaires (+ 294% depuis 2003), et encore moins à financer des investissements hasardeux dans les secteurs des télécoms et des médias. En d’autres termes, l’eau, patrimoine commun de l’Humanité, ne peut être l’objet d’intérêts financiers monopolistiques.

Par ailleurs, sans vouloir tomber dans le piège de la comparaison du prix de l’eau entre les différentes villes, tant les conditions géologiques et hydrauliques, ainsi que les contextes agro-environnementaux sont hétérogènes, se pose aussi la question des factures d’eau, et du poids que leur montant peut représenter dans le budget des ménages les plus modestes. Comment interpréter le chiffre de 551 coupures d’eau pour impayés à Rennes en 2007 (sur un total de près de 69 000 compteurs) ? Telle était le sens de notre intervention en Conseil municipal au mois d’octobre, lors de la présentation du rapport d’activité de Véolia.

Les interrogations que nous avions, avec d’autres, en 2004, sont partagées au-delà de Rennes, et plusieurs grandes villes ont d’ores et déjà pris la décision de (re)municipaliser l’eau. Le mouvement de retour à la gestion directe de l’eau s’était déjà amorcé à Grenoble ou Cherbourg il y a quelques années. C’est maintenant la Ville de Paris qui donne l’exemple, en décidant de gérer directement le service public de l’eau dans la capitale. D’autres métropoles se posent la question, comme Toulouse, pourtant liée par un contrat d’affermage allant jusqu’en 2020.

Pour notre part, nous serons vigilants sur cette question tout au long du mandat. Nous le serons aussi, pour les mêmes raisons, sur la façon dont le crématorium de Rennes Métropole, à Vern-sur-Seiche sera géré par l’entreprise délégataire. Pour les Radicaux de Gauche, il est en effet inopportun de réaliser des bénéfices sur une telle activité.

Tribune publiée dans Le Rennais du 15 février 2009

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Bienvenue !

Bienvenue sur le site des élus PRG de Rennes et de Rennes Métropole. Vous trouverez bientôt, sur ces pages, nos prises de position, nos communiqués, ainsi que notre actualité et des éléments présentant notre action.

A bientôt !

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Réforme territoriale : la position des élus PRG rennais

Honoré Puil

Honoré Puil

Intervention d’Honoré Puil au Conseil municipal du 2 février 2009

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Le groupe Radical de Gauche est relativement perplexe devant le vœu qui nous est présenté ce soir. Régulièrement, en effet, notre conseil municipal est amené à se prononcer sur cette sempiternelle question de la « réunification » de la Bretagne. Pour nous, cependant, cette question n’a pas à figurer dans notre agenda politique, tant nos concitoyens attendent de nous que nous nous occupions de leurs vrais problèmes : emploi, logement, pouvoir d’achat, éducation, réchauffement climatique.

Ce débat, initié par Nicolas Sarkozy, vise sans aucun doute à éviter de parler de ces choses qui fâchent, et à tenter de diviser les élus et populations des deux régions concernées, la Bretagne et les Pays-de-la-Loire. Il faudra que l’on m’explique pourquoi cette question est subitement devenue une priorité de l’action publique ! L’UMP, d’ailleurs, a toujours été contre la « réunification », mais semble aujourd’hui changer de position, sur ordre de l’Elysée…

Sur le fond, nous n’avons jamais été favorables à une « réunification » de la Bretagne qui poserait plus de problèmes qu’elle n’en règlerait. Ce sujet a été mis sur la table par le président de la République, le PRG est donc prêt à participer à la réflexion, sans exclusive, sur l’avenir de nos territoires.

Le texte proposé n’est pas imprégné de l’encre des positions les plus extrêmes, les plus communautaristes et les plus caricaturales. Nous retenons surtout dans ce texte la création d’une commission d’experts en charge d’examiner la future architecture de la Bretagne mais il ne s’agit pas pour autant d’un ralliement des élus PRG rennais aux positions du Conseil régional de Bretagne, qui a déjà fait son choix et parle explicitement d’une « réunification ».

Cette commission devrait examiner au moins trois hypothèses : le statu quo actuel avec une Bretagne à quatre départements, une Bretagne à cinq départements incluant la Loire-Atlantique, ou encore, l’élargissement de la région Bretagne à d’autres départements, en vue d’une Région Armorique, ou d’une grande région Ouest. A l’époque de la mondialisation, ne faut-il pas en effet imaginer un autre territoire qui serait peut-être plus pertinent à l’échelle européenne, même si – chacun le sait – la taille n’est pas par essence un critère de réussite ?

Ce n’est qu’à l’issue de ce travail, qui comparera les avantages et les inconvénients de chacune de ces hypothèses, que les élus et les habitants pourront faire leur choix. Une question se pose en effet : devons-nous confier l’avenir de nos territoires aux Docteurs Folamour de la géographie ?

J’ai lu dans la presse le compte-rendu d’une réunion au plus haut niveau entre les représentants du comité « Bretagne Réunie » et des conseillers du président de la République.  Alors que de nombreux sondages (certains étant vieux de près de dix ans) sont utilisés par les défenseurs de la « réunification », ces derniers demandent au président Sarkozy de procéder par décret ou voie législative, pour aller plus vite ! Est-ce ça, le respect de la démocratie ? Je rejoins-là Christian Guyonvarc’h, Vice-président UDB de la Région Bretagne, qui – réagissant à cela – expliquait à juste titre qu’il fallait un référendum  : « un territoire n’est pas un titre de propriété. On ne peut pas faire comme si ceux qui vivent aujourd’hui en Loire-Atlantique sont les mêmes que ceux qui y vivaient en 1941″.

Notre position est donc parfaitement claire : pas de modification de frontières sans large débat, suivi d’une consultation populaire.

Que pense la population de la Loire-Atlantique du choix que certains font pour elle ? La Loire-Atlantique est-elle si bretonne que certains idéologues l’ont décrété ? Les élus nantais souhaitent-ils s’engager dans une démarche visant à restaurer le Duché de Bretagne ?  Pour l’instant, on fait beaucoup parler la population de Loire-Atlantique sur des sondages, mais ce qui compte c’est le vote ; on l’a vu en Corse, avec la réforme institutionnelle proposée en son temps par Nicolas Sarkozy, et finalement refusée par les électeurs.

Notons également que cette demande de rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne émane principalement des mouvements bretons pour des motifs culturels et historiques.

Mais quid des milieux économiques ? A-t-on pensé au secteur administratif qui ne manquera pas d’être touché par quelques rationalisations dans l’hypothèse d’une « réunification » (Rectorat, Agence Régionale de Santé, etc.) ? Que deviendront, finalement, les fonctions liées à la centralité ? Et je ne parle pas uniquement des sièges d’institutions régionales et d’administration. Et puis, que faire de la Mayenne, et du reste de la Région Pays-de-la-Loire, démembrée et décapitée ?

Finalement, la coopération et le travail en réseau ne sont-ils pas des meilleures voies à suivre dans la mesure où cela permet de créer des synergies ? Regardons ce que nous faisons déjà avec Nantes, son agglomération, la Loire-Atlantique et les Pays de la Loire : l’Espace métropolitain Loire-Bretagne, la coopération culturelle (et nous en avons eu l’exemple la semaine dernière ), le syndicat mixte de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, etc.

Toutes ces questions, nous voulons donc qu’elles soient abordées dans ce débat. Il nous revient, en tant que Ville de Rennes, d’y prendre part. C’est la raison pour laquelle nous voterons ce vœu, qui nous apparaît aller dans le bon sens.

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Grève du 29 janvier : pour un véritable plan de développement

La Fédération d’Ille-et-Vilaine du Parti Radical de Gauche apporte son soutien à la grève nationale interprofessionnelle du jeudi 29 janvier.

La très forte mobilisation prévue doit inciter le chef de l’Etat à infléchir et compléter une politique qui n’est pas à la hauteur d’une crise économique et financière française et européenne.

Un véritable plan de développement économique, social et environnemental doit d’urgence être mis en place, dépassant la vieille querelle entre relance par l’offre et relance par la demande.

Le Parti Radical de Gauche propose de redynamiser les services publics nécessitant des investissements, de renforcer de façon plus rapide les équipements à caractère public (TGV, lignes locales), d’accélérer la mise en place de réseaux associatifs de services à la personne, de mettre en place un plan d’habitat social étendu aux personnes les plus fragilisées, de relever les minimas sociaux, ainsi que de décider d’une nouvelle répartition des résultats entre salariés et actionnaires.

Enfin, le PRG appelle à la tenue urgente d’une conférence réunissant l’Etat, les secteurs économiques (privé, d’économie sociale et publics), ainsi que les syndicats, pour déterminer les priorités d’un tel plan.

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Inauguration du Pizza Del Arte

Mardi 20 janvier 2009, Honoré Puil a assisté à l’inauguration du restaurant Pizza Del Arte, situé au coeur du nouveau multiplexe Gaumont, esplanade Charles de Gaulle. L’occasion pour l’élu rennais de rappeler l’engagement de la Ville et de l’agglomération en matière d’urbanisme commercial.

Monsieur le Président-Directeur Général,
Monsieur et Madame Ghamri,
Mesdames, Messieurs,

L’ouverture, ce soir, du Pizza Del Arte, marque une étape importante dans la constitution de l’Esplanade Charles de Gaulle comme nouveau pôle de centralité à Rennes. Cette « place des cultures » a commencé à prendre sa pleine vocation avec l’ouverture, en 2006, des Champs Libres. Puis, en 2007, c’est le 4Bis, qui est sorti de terre, et qui a très vite rempli sa mission, en même temps que la Fête d’Hiver revenait en centre-ville, et que le parking souterrain était livré. En novembre dernier, c’était le multiplexe Gaumont qui accueillait – ici-même – ses premiers visiteurs…

Bientôt, ce sera autour du Liberté puis de la Cité Internationale des Chercheurs, sans oublier le nouveau kiosque à la sortie du métro, la liaison souterraine avec un centre commercial des 3 Soleils requalifié, ainsi que la Maison de la Consommation et de l’Environnement, toute proche, qui devrait faire l’objet d’un programme de rénovation.

L’Esplanade Charles de Gaulle offre un panorama complet de ce que peut être une politique d’aménagement ambitieuse à Rennes : offrir des espaces publics de qualité, rassembler des équipements culturels attractifs (les Champs Libres ont accueilli plus d’un million de visiteurs en 2008 !), et y associer une offre commerciale. Cela entre en cohérence avec notre Charte d’Urbanisme Commercial, qui entend conforter la position du centre-ville de Rennes comme plus important pôle commercial de la région.

Monsieur le Maire le rappelait hier, lors de la cérémonie des vœux du Carré Rennais : notre centre-ville, c’est 1 600 commerces, et un chiffre d’affaire de l’ordre de 430 millions d’euros. Il rappelait également que la prépondérance du centre-ville constituait une spécificité rennaise par rapport à ce qui peut être observé ailleurs, où  ce sont quelques grands sites commerciaux de périphérie qui jouent ce rôle structurant. Je dis cela parce que Jérôme Seydoux, le PDG d’Europalace, soulignait  le jour de l’inauguration du Gaumont, la chance que son entreprise a eu de construire un multiplexe de cinéma en plein-centre ville, dans un endroit comme celui-là, imaginé par l’architecte Christian de Portzamparc.

Aussi, permettez-moi de vous souhaiter, Monsieur le Président-Directeur Général, Monsieur et Madame Ghamri, la bienvenue dans cet équipement majeur et central de notre ville.

Pizza Del Arte, ce n’est pas seulement un petit bout de Toscane dans notre centre-ville. C’est aussi et surtout l’exemple d’un groupe breton qui a réussi, et dont l’origine se trouve à Brest, en 1976. Je pourrais donner ce soir des dizaines de chiffres : 740 millions de chiffre d’affaires en 2008 pour plus de 720 enseignes et restaurants de 5 marques différentes, 80 ouvertures par an, près de 10 000 collaborateurs, ou encore 510 000 clients servis par jour…

Mais au-delà des chiffres, ce qui fait la richesse du Groupe Le Duff, c’est le capital humain, le sens donné au mot « valeurs » (qui n’est pas que financier), de même que l’implication et le sens de la responsabilité sur notre territoire.

Le capital humain : il y a quelques jours, lors d’un entretien avec Yves Sassi, de l’Observatoire de la Franchise, vous disiez, Monsieur le Président, « L’argent n’a jamais été pour, ni pour moi, ni pour mon équipe, un moteur. L’argent n’est que le carburant« . Le moteur, en effet, est ailleurs, et c’est volontiers que vous citez cette phrase d’Henry Ford : « Prenez mes usines, mon argent, mais laissez-moi mes hommes et je rebâtirai mon empire… »

Cette préoccupation, vous l’illustrez par votre effort en matière de formation (3% de votre masse salariale), mais surtout à travers votre activité de franchise, qui est – comme vous l’écriviez dans votre livre en 2006 – un formidable accélérateur de réussite : un jeune entrepreneur franchisé réussit quatre fois mieux qu’un indépendant solitaire. Ainsi, au sein du Groupe Le Duff, la réussite de chacun conduit à la réussite de tous ! Votre parcours, Monsieur et Madame Ghamri, en témoigne.

Au-delà, vous accordez une attention particulière aux enjeux de santé publique, en menant une réflexion et des actions sur la nutrition-santé.

L’enseigne Brioche Dorée s’est engagée, à travers une Charte Nutrition, à garantir une alimentation équilibrée, saine, et variée, notamment en baissant le taux de sel dans ses produits. Elle fait également la promotion des fruits et des légumes, de saison. Plus récemment, votre filiale Bridor a introduit sur le marché une nouvelle baguette aux fibres solubles, qui s’inscrit dans la démarche du Plan National Nutrition-Santé.

Si j’évoque ce thème, c’est parce que la Ville de Rennes a accentué sa présence sur le terrain de la nutrition-santé depuis le début du mandat, avec la nomination d’un conseiller municipal spécialement en charge de ces questions-là. Le soutien des entreprises, et en premier lieu d’une entreprise leader comme la votre, est capital pour que les actions menées à l’échelon municipal trouvent leur écho sur les plateaux repas et dans les assiettes des Rennais. Et je sais, comme vous, qu’il est important aussi de ne pas dissocier l’alimentation du plaisir.

Elles sont là, les valeurs dont je parlais tout à l’heure, et non pas dans la corbeille de la Bourse !

Nous sommes encore en janvier, la période des vœux n’est pas achevée. C’est pourquoi, Monsieur et Madame Ghamri, je formule le souhait que 2009 soit pour vous l’année de toutes les réussites. Je fais le pari que les Rennais auront plaisir à se restaurer chez vous, et que vous saurez les servir avec passion !

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Orientations budgétaires : en 2009, investir et optimiser

Intervention d’Honoré Puil lors du débat d’orientations budgétaires (Conseil municipal du 12 janvier 2009) 

Honoré Puil

Honoré Puil

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Alors que nous débattons, ce soir, des orientations budgétaires pour l’année 2009, nos concitoyens, et spécialement à Rennes, attendent de nous que nous effectuions, dans le climat économique et social actuel, des choix politiques justes et responsables. Les Rennaises et les Rennais se posent, nous posent des questions. Va-t-on augmenter la fiscalité ? Va-t-on renoncer à certains investissements ? Les subventions vont-elles baisser ? La dette va-t-elle se creuser ? Ces questions sont légitimes, et c’est l’objet d’un débat comme celui-ci d’y répondre, au moins en partie, et de poser quelques jalons.

L’exercice budgétaire 2009 sera, comme l’a expliqué notre collègue François André, exceptionnel à plus d’un titre. Notre budget sera en effet victime de plusieurs tendances : acharnement de l’Etat contre les collectivités locales avec la baisse des dotations et les transferts de compétences non financés (de l’ordre de 6,4 M€), sans oublier les incertitudes sur différentes grosses dépenses de fonctionnement en raison du caractère erratique de certains marchés (énergie et matières premières).

S’agissant d’ailleurs des transferts de compétences et de charges, il avait été prévu, lors de la réforme constitutionnelle de 2003 (article 72-2), qu’ils soient compensés « à l’euro l’euro« . Telle était l’expression du ministre du budget de l’époque, Jean-François Copé. Or, on voit bien que l’Etat n’est même pas disposé à respecter la Constitution de notre République !

Aussi, ne serait-il pas judicieux d’utiliser l’exception d’inconstitutionnalité, inscrite dans notre loi fondamentale depuis l’été dernier (grâce aux voix des parlementaires Radicaux de Gauche), pour engager une procédure contre l´Etat sur les bases de l´article 72-2 de la Constitution ?

La crise, qui a commencé par celle des subprimes aux Etats-Unis, a également une conséquence immédiate sur la Ville de Rennes, à travers la baisse des recettes des droits de mutations.

Ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils montrent que le local et le global sont naturellement liés. Ils montrent également que le Monde a besoin de davantage de régulation, de multilatéralisme, et de coopération, et que le système financier mondial doit être transformé en profondeur. L’Europe doit y prendre toute sa part, et y a pour l’instant pris toute sa part, grâce aux initiatives, notamment, du président de la République.

Mais en matière de régulation, les initiatives personnelles ne peuvent remplacer et se substituer à la solidité des institutions. Mesurons bien notre chance de faire partie de la zone euro, et reconnaissons à la monnaie européenne des vertus stabilisatrices et protectrices.

Dans ces conditions, s’il est vrai que l’attitude de l’Etat contraint les collectivités locales à assumer l’impopularité de certaines mesures, les Rennais attendent de nous – je le disais – que nous fassions des choix, et que nous les assumions.

Commençons par nos dépenses.

Les élus Radicaux de Gauche souhaitent maintenir, à la Ville comme à l’agglomération, un fort niveau d’investissement, car c’est en investissant que l’on amortit le choc de la crise, et cela est particulièrement vrai dans le Bassin rennais. Pôle d’échange multimodal Euro Rennes, PLH, Cité internationale des chercheurs, Centre de Congrès, opération d’amélioration de l’habitat en centre-ville, deuxième ligne de métro : ces grands projets ne sauraient être reportés, voire abandonnés, sous peine de voir la situation économique et sociale s’aggraver dans notre région.

Nous trouvons donc choquant que des élus rennais prônent, en toute irresponsabilité, la politique de la terre gelée : rien ne va plus, tous aux abris, mettons Rennes en cale sèche pendant de longues année ! C’est le triste programme de l’opposition, ou du moins d’une partie d’entre elle…

En parallèle, il nous faut rechercher toutes les économies possibles, tant qu’elles ne portent pas atteinte au service public communal, et à ses usagers. Chacun doit prendre part aux efforts qui visent à s’adapter au nouveau contexte budgétaire et à revisiter l’ensemble des politiques municipales. Quelques principes doivent nous guider : mutualisation (notamment entre la Ville et l’agglomération), évaluation (avec un examen attentif de nos politiques par le biais d’audits), optimisation (grâce à une politique d’achat et de gestion immobilière). Un euro dépensé doit être un euro utile.

La Ville a pratiqué, dans certains secteurs, la politique de la subvention exceptionnelle. Aussi, nous ne verrions aucun inconvénient à ce que les subventions exceptionnelles soient attribuées à titre… exceptionnel. De même, les subventions à l’enseignement privé devraient être réduites au minimum obligatoire.

En même temps, nous pouvons nous interroger sur l’opportunité de vendre des biens immobiliers faisant partie du patrimoine communal. En plus de constituer une rentrée d’argent, cela permettra de diminuer nos dépenses de fonctionnement.

Pour ce qui est de nos recettes, maintenant, la position de notre groupe est claire : compte-tenu de la situation financière de la Ville, qui est plutôt bonne, et de la baisse des taux (qui atteignent des niveaux historiquement faibles), il pourrait être judicieux de recourir davantage à l’emprunt, à taux fixe. L’objectif doit être d’éviter toute hausse de la fiscalité, ou en tout cas de faire en sorte qu’elle soit la plus limitée possible. Quoi qu’il en soit, nous demandons que cette option soit analysée au plus près.

Les incertitudes qui se présentent à nous sont nombreuses : elles pèsent sur les marchés financiers, sur les recettes des collectivités (tant au niveau des dotations que de la fiscalité), sur les dépenses (notamment liées aux transferts de compétences). Incertitudes, également, sur le devenir des collectivités locales : le président de la République et ses admirateurs veulent supprimer un échelon territorial, cela aura forcément des répercussions sur les communes.

Compte-tenu des nombreuses incertitudes qui se présentent à nous, notre réponse doit donc être énergique.

Action contra-cyclique, maintien de l’investissement, mutualisation, évaluation, optimisation, recours judicieux à l’emprunt : la Ville de Rennes a les moyens de traverser cette période agitée et de préserver l’avenir des Rennais, tout en ne grevant pas leur pouvoir d’achat.

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