Vern-sur Seiche : inauguration de 20 logements locatifs sociaux

Dans le cadre de sa politique du logement, Rennes Métropole accompagne les communes du territoire. Sur la base d’une contractualisation entre ces dernières et la Métropole, par laquelle chaque commune s’engage sur des objectifs de production de logements en respect des règles de mixité et de diversité de l’offre, Rennes Métropole garantit des aides financières et un appui technique aux communes. Comment c’est le cas à Vernes-sur-Seiche.

inauguration Vern - 17 juin

Logement social : Sylvia Pinel veut s’inspirer de l’exemple rennais

A la veille de son déplacement à Rennes, Sylvia Pinel évoque dans les colonnes de Ouest-France trois propositions directrices qui s’inspirent de la politique rennaise :
1. Produire du logement, en diversifier la production et contraindre les communes à respecter la Loi SRU, soit 25 % de logements locatifs sociaux pour les communes de plus de 3.500 habitants ;
2. Attribuer les logements sociaux en fonction de la situation du demandeur. Ce qui implique une centralisation de l’information au niveau de l’intercommunalité et des critères indiscutables dans l’octroi de logements ;
3. Déterminer le loyer d’un logement social non pas en fonction de sa localisation, mais des ressources des occupants. Ceci afin de favoriser davantage de mixité sociale.

sylvia pinel ouest-france 23.02.2015

Commerce : l’ouverture les dimanches et jours fériés plus encadrée à l’avenir ?

« Ouverture d’Intermarché à La Mézière le dimanche, de Saturn le 1er novembre à Rennes… Face aux enseignes qui ne respectent pas – ou plus – le volet social de la Charte d’urbanisme commercial du Pays de Rennes, Honoré Puil, vice-président de Rennes Métropole, envisage un accord social étendu qui s’imposerait aux commerces visés. »

Lire d’interview donnée par Honoré Puil au site rennes-metropole.fr

Honoré Puil : « La France est en pleine crise morale »

Honoré Puil, président du PRG 35 Honoré Puil, Président de la fédération départementale du Parti Radical de Gauche d’Ille-et-Vilaine mais aussi membre du Bureau National du P.R.G. s’exprime à la veille de la rentrée politique et sociale.


Les 4 et 5 Septembre se tient à Seignosse (Landes), l’Université d’Eté du Parti Radical de Gauche. Votre parti doit notamment s’exprimer sur sa participation aux primaires du Parti Socialiste ? Quelle est votre position ?

Une participation aux primaires suppose que Radicaux de Gauche et Socialistes trouvent, d’abord,  un accord sur le fond des propositions à mettre en œuvre en 2012. Je ne suis pas sûr par exemple que sur les questions de la diversité, de l’école, de l’entreprise ou de la réforme des retraites nous ayons tout à fait la même approche. Mais il y a matière à discussion.

Oui, mais les Radicaux de Gauche ont été les premiers à déposer un texte à l’assemblée nationale pour l’organisation de primaires. Vous semblez en retrait aujourd’hui pourquoi ?

A l’origine, les primaires devaient concerner toute la gauche. Pour l’heure, nous en sommes très loin !  On parle surtout, comme on vient de le voir à La Rochelle des primaires socialistes par et pour les socialistes ; le Front de Gauche aura son candidat, les écologistes viennent d’adouber Eva Joly, le M.R.C. de Jean-Pierre Chevènement s’est retiré du processus. Enfin, une participation aux primaires des Radicaux supposent que nous trouvions un accord électoral  sur les législatives…ce qui, pour le moment,  n’est pas le cas !

Donc l’affaire est mal engagée ?

Nous verrons. Pour ma part, j’ai toujours pensé que la véritable primaire était le 1er tour de l’élection présidentielle ! Chaque camp se rassemblant au second.

Revenons en Bretagne et en Ille-et-Vilaine.  L’échec des élections régionales est oublié ?

On ne bâtit pas l’avenir avec les rancœurs du passé…mais les radicaux n’oublient rien ! Nous avons eu suite à notre éviction de la liste de nombreux témoignages de soutien et d’incompréhension.

En mars prochain auront lieu les élections cantonales. Quelle est votre position ?

En 2004, les élus radicaux de gauche au département étaient la force d’appoint indispensable à la constitution d’une majorité de gauche autour de Jean-Louis Tourenne. Depuis cette date, notre groupe s’est renforcé, à contribuer à élargir la majorité, à la rendre plus stable. PS et PRG ont bien travaillé ensemble. Notre groupe autonome, composé de 6 conseillers généraux, est une force de propositions reconnue soucieuse de défendre les valeurs radicales et d’aménagement du territoire. Pour 2011, il reste à construire un accord sur le programme mais aussi sur les candidatures PS ou PRG sur les différents cantons renouvelables. La majorité sortante devra aussi associer à son projet les autres forces de gauche : écolo, communistes, citoyens de Jean-Pierre Chevènement.

Comment se porte la fédération départementale du P.R.G ?

Elle se renforce par l’arrivée de nouveaux militants et élus. Elle bouge. Beaucoup de citoyens se rendent compte que face à toutes les thèses différentialistes, il y a un besoin de république,  de laïcité et d’égalité réelle.

Quelles sont vos ambitions pour les prochains mois  au-delà de la préparation des élections ?

Très concrètement, cette année 2010-2011,  nous allons lancer un observatoire de la laïcité en Bretagne mais aussi organiser différents débats par exemple sur la place de la science dans la société ou encore sur l’éthique en politique !

Quelle est votre commentaire sur la rentrée politique et sociale en France et en Ille-et-Vilaine ?

Le président de la République abîme la France et abaisse la fonction. Le pays est en pleine crise morale. Les forces de gauche doivent construire une véritable alternative à la majorité actuelle…mais une alternative crédible. La gauche ne peut pas revenir au pouvoir uniquement sur un rejet du président actuel…. car elle aura, elle aussi,  à faire face à des défis importants. En Ille-et-Vilaine, j’ai déjà dit avant l’été mon inquiétude pour les entreprises touchées par les restructurations ou les délocalisations en demandant un engagement très fort des pouvoirs publics.

Dernière question : Les Radicaux de Gauche soutiennent t-ils la grève du 7 septembre contre le projet de loi sur les retraites ?

Oui, le gouvernement présente une réforme comptable des retraites et non une réforme politique. Elle est inéquitable dans ses principes et inefficace dans son financement. Les propositions socialistes sont plus intéressantes mais ne elles ne vont pas jusqu’à créer une véritable solidarité entre les générations, elles ne tiennent pas compte suffisamment de l’évolution des temps sociaux. Le P.R.G. a présenté plusieurs pistes de réformes notamment « une assiette de financement reposant partiellement sur la valeur ajoutée », l’encouragement à travailler plus longtemps par un système de bonus progressif, la mise en œuvre, comme en Suède, d’un système à points. Dans ce projet de réforme du gouvernement on ne tient pas compte non plus de la situation des plus jeunes…qui risquent de se trouver totalement démunis au moment de la retraite. Nous proposons de tenir compte dans le calcul des points des temps de stage, d’apprentissage.

Propos recueillis par Noémie Laplace pour Bretagne Radicale.

Ouest-France : « La folle augmentation des loyers commerciaux »

Article paru dans Ouest-France le vendredi 17 avril 2009 (édition de Rennes)

Jusqu’à 10 % d’augmentation de loyer pour certains commerces du centre en période de crise, ça fait mal. La faute à l’indice de construction ? Pas seulement.

 Comme pour les logements des particuliers, les loyers des locaux commerciaux sont régulièrement augmentés. Le plus souvent, cela se produit lors d’un changement de locataire ou à la date anniversaire du bail, en fonction de l’indice des coûts à la construction (ICC). Le problème est que cet indice, sous l’effet de l’augmentation de différentes matières premières, a connu des envolées affolantes. Ces derniers mois, il est monté jusqu’à 10 %. Un coup rude pour bon nombre de commerçants rennais. Surtout à un moment où, crise aidant, certains chiffres d’affaires sont patraques.

 « Des augmentations de 8 ou 10 % peuvent être vécues comme une agression, confirme Christian Thomas, responsable de la partie commerciale du Groupe Giboire. Surtout en pleine crise, à l’heure il y a de nombreuses réductions d’activités, par exemple dans le centre. » Un autre indice existe pourtant. C’est l’indice des loyers commerciaux (ILC). Inventé dans le cadre de la loi de modernisation économique de 2008, il a l’avantage de tenir compte, en plus du coût à la construction, de l’inflation et du chiffre d’affaires des commerces. Mais il a un défaut : il n’est pas obligatoire et certains propriétaires sont restés accrochés à leur bonne vieille habitude d’augmentations liées à l’indice de construction. Honoré Puil, l’élu responsable du commerce à la Ville et à la Métropole, est monté au créneau. Il a notamment écrit à la ministre de l’Économie pour lui demander de « généraliser très vite l’ILC. » Une nécessité d’autant plus grande, plaide-t-il, « que la crise économique frappe durement le Pays de Rennes. » Il affirme d’ailleurs que « dans une grande surface alimentaire de Rennes, l’augmentation du loyer a entraîné la suppression de dix équivalents temps pleins. »

 L’élu radical de gauche n’est pas seul à s’être ému de ces augmentations. « Les grands bailleurs, reprend Christian Thomas, ont compris que les arbres ne grimpent pas jusqu’au ciel. Il faut préserver l’activité commerciale. Nous-mêmes, en tant que gérant de baux commerciaux, nous avons conseillé aux propriétaires d’être raisonnables. » C’est ce qui s’est passé à Colombia. « Nous avons proposé aux commerçants qui le souhaitaient de passer à l’ILC, explique Christophe Gaultier, directeur du centre commercial. Nous travaillons au jour le jour avec nos commerçants, poursuit-il. Nous connaissons le rapport entre leurs chiffres d’affaires et leurs charges, il faut être raisonnable. Ce n’est pas dans l’intérêt d’un propriétaire d’avoir des impayés. Mieux vaut la solidité des commerces. »

 Gilles KERDREUX